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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 23:10

Je l'ai fait et j'ai terminé cette fabuleuse course Qu' est le GRAND RAID.

Voir FICHE Classement dossard N°316

Toutes les ingrédients (terrains et conditions climatiques variés) étaient là, mettez y en

+ 2400 coureurs un chrono maxi de 64H et vous aurez l'une des courses la plus dure au monde.

Les souvenirs et cicatrices encore fraiches, je vais tenter de vous faire revivre l'évènement que vous avez été nombreux à suivre en temps réel.

Merci de vos textos d'encouragements.

Timing serré.

Lundi 20 octobre:

Arrivée sur l'ile de la réunion, SOLEIL,mer et montagne tout est sous la main.

Une priorité constante à l'esprit durant ces derniers jours "être dèja présent sur la ligne de départ"

Rien de plus bête que de se tordre une cheville ou attraper un sérieux coup de soleil avant.

mercredi 22/10:

Récupération de mon sésame( dossard) au stade de la Redoute à ST DENIS.

     

 

                    

                    

                                                JE LE TIENS 

                    

Jeudi 23/10 matin:

Re re re re re re Contrôle de l'équipement, des sacs d'assistances et du plan de course.

 

MES PARTENAIRES

La mode Grand Raid

Vêtements légers et anti-transpirants au top le modèle    IOI

De profil on sent le raideur affuté   IOI

Prochain article LA COURSE

Au départ j'avais de bonne intention filmer et photographier au maximun.

la pluie et surtout la fatigue m'ont fait abandonné le matériel rapidement,

pourtant quelques documents agrémenterons les textes à bientôt. 

 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 23:09
 

Voici le résumé des principaux évènements ou anecdotes de cette aventure.

Jeudi 23 Octobre

14 h00

Malgrè la pression qui monte le départ est pour ce soir j'arrive à faire une sieste et me réveille vers 16h motivé comme deux.

20h30

En tenue complète murielle me dépose au point de ramassage des cars, C'est un convoi de huit véhicules qui passent nous prendre.

je monte dans le premier bus et je constate une l'ambiance lourde de silence.

La concentration monte d'un cran.

Après deux heures de transport ralenti par les bouchons la horde se déverse vers l'entrée du stade.

j'arrive dans les premiers remet mes deux sacs d'assistance aux militaires chargés de cette logistique passe le controle de mon sac à dos "tous y est" le controleur y noue un ruban vert et je me fais enregistrer.

Je pénètre sur le stade et me promène parmi les coureurs qui profitent des derniers moments pour se reposer.

Thierry me rejoint ainsi que jacques, nous faisons comme tous le monde un petit sitting et quelques photos.

 

 

1er ravitaillement

  

Tiens, un invité de marque Mr Météo Mr Sébastien Folin.

  

   

L'ambiance est détendu et le temps doux.

Trente minutes avant le départ les concurrent se massent vers la ligne de départ.

 

30 secondes avant le départ.
Les fauves sont lachés, cris, applaudissements des Réunionnais nous gonflent à bloc.
Je pars en petites foulées et décide de ne pas me laisser entrainer par le flot.
Faire ma course à mon rythme et ne pas en déroger.
Trés vite je suis séparé de thierry et jacques qui doivent être devant.
Cette marée humaine de nuit et au seul éclairage des lampes frontales est suréaliste.
Les premiers kilomètres sont avalés facilement et au début du sentier forestier mon talon d'achille gauche se fait sensible, ça tombe bien me dis je il ne reste que 140km a faire?
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 23:08
 

Après quelques kilomètres à l'attaque des premières pentes de la route forestière tout le monde marche, je copie donc le train en marche rapide.

 

Toujours ce talon d'achille qui me titille mais sans aggravation.

 

Premier contrôle et ravitaillement à Mare Longue. La cohue, arrêt quelques secondes le temps de chiper quelques morceaux de bananes et c'est reparti.

 

Nous attaquons enfin la grimpette du volcan en fil indienne le rythme est lent, plusieurs bouchons dans des passages difficiles que les concurrents abordent dans la bonne humeur.

 

Incroyable je grimpe depuis des heures et pas de fatigue certainement l'excitation du moment et ceci malgrè le froid pénétrant.

 

Le jour pointe

Je ne suis pas encore au sommet, un coup d'oeil en arrière pour m'apercevoir qu'une mer de nuages noie le flan du volcan

et qu'elle remonte la pente rapidement en absorbant les coureurs un par un.

Enfin le sommet et ce paysage lunaire de toute beauté dont nous ne profitons pas longtemps car ce sacrè nuage inonde maintenant la plaine, l'humidité est omniprésente.


 

Le volcan
envoyé par millepattes77

Un petit ravito à FOC-FOC changement de maillot, crème anti frottement et un saut vers le poste du Volcan  Altitude 2320 m que j'atteins en 7h37mn.

Allez 31kms d'avalé!

 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 23:07

Direction la fameuse plaine des sables, l'ascension du rempart de basalte pour atteindre l'oratoire St Thérèse altitude 2400m et rejoindre le poste de Piton textor.

 

Après avoir quitté le poste du volcan, je me présente devant la plaine des sables.

 

Une longue colonne de points blancs (coureurs avec tee shirt de l'organisation)tranche sur ce terrain couleur lave, je deviens rapidement l'un des maillons et j'avance allègrement d'un pas rapide,que dis je allègrement d'un pas rapide je viens de m'apercevoir que ma cheville ne me tracasse plus OUF.

C'est dans un état d'euphorie que je me signale au passage de l'hélicoptère blanc qui film l'épreuve.

 

L'ascension du rempart ce passe bien avec des zigzag et rezig-rezag...

 

Le piton textor altitude 2165m et 40ème KM, j'ai besoin de faire une pose car à ce moment le grand raide c'est moi,quelques étirements (mon point faible) deux gobelets de soupe de pâtes et me voici déterminé à repartir.

 

C'est à cet instant que je vois thierry qui arrive alors que je le croyais loin devant.

 

Un passage à l'infirmerie du volcan pour une douleur au pied droit l'a retardé, nous décidons de reprendre la course ensemble vers Mare à boue. 

 

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Livre d'Or

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 23:06
 

La pluie s'est invitée sur le GR dans la plaine des câfres une région vallonnée faite de verts pâturages ou les bovins regardent de curieux bipèdes barriolés(nous) piétiner leur repas.

 

Des îlots d'arômes blancs sont surprennant à cette altitude mais pas le temps d'en ceuillir un bouquet d'ailleurs ils sont protégés.

 

Je progresse avec un groupe qui a mon allure, thierry est devant car de prendre quelques photos me fait perdre des places.

 

Ce terrain ne pose pas de difficulté particuliaire il faut juste maintenir le rythme.

 

Plus nous approchons de Mare à boue plus nous croisons de familles Réunnionnaises qui margrè le crachin attendent les traileurs pour les féliciter, nous avons l'air d'être des héros à leur yeux.

J'arrive à Mare à boue altitude 1594m 50ème km

10h56 de course  1371 ème place

 

  

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 23:05
 

Au ravitaillement du poste de Mare à Boue je prend le temps de manger une assiette de pâtes et un morceau de poulet fumé (une erreur qui me sera presque fatale par la suite).

coca, café un vrai 3 étoiles sur herbe.

 

Je repars environ 30mn après avec thierry sous une pluie fine et pénétrante.

 

A partir de là nous en avons bavé dans ces chemins interminables boueux entremélés de branches et rondins glissants.

C'est à ce moment qu'un premier coup de barre colossale me tombe dessus, mes jambes ne veulent plus avancer, j'ai le ventre gonflé et cela me coupe le souffle.

 

Très rapidement je comprend que je digère mal le poulet et me résigne à marcher plus lentement type escargot de course.

 

La montée de Kerveguen jusqu'au Piton des neiges se fera par relais entre les coureurs fatigués qui se doublent,redoublent, reredoublent, c'est dans ce passage que Jacques un ami nous dépasse.

 

Enfin le refuge sous la pluie altitude 2484m

62ème KM

cela fait 15h28 que je suis en course.

1333ème place 

 

Thierry décide de se rendre à l'infirmerie pour la douleur à son pied et décide de rendre son dossard "il abandonne".

 

J'entreprend la descente du bloc vers Cilaos ou Murielle m'attend.

 

 

Je me lance (cela fait mieux que "je me traine")  dans les 1000 mêtres de dénivelé négatif sur ce  sentier rendu périlleux par la pluie. Rochers,racines chaques obstacles est abordés avec prudence.

 

Durant cette descente un point douloureux m'est apparu sous l'avant du pied gauche,la douleur ressenti ressemble à la présence d'un caillou dans la chaussure certainement le début d'une ampoule causée par la répétition des amortis.

 

J'arrive enfin au stade de CILAOS avant la nuit, trempé mais heureux de voir un visage souriant m'acceuillir, Murielle patiente sous la pluie et le froid depuis des heures.

 

Altitude 1224m

69ème KM

18H45mn de course 

1229ème place je remonte doucement dans le classement.


CILAOS
envoyé par millepattes77

Nos sacs d'assistance sont sous l'eau cela promet!

 

 

Direction les douches glacés biensurs et changement d'affaires propres dans un vestiaire qui ressemble plus à une mare aux canards.

 

Je comptais dormir deux heures ici mais je croise Jacques qui n'a pas réussi à dormir  près à repartir.

 

A l'idée que Murielle passe encore deux heures dans ce froid me fait prendre la décision de le suivre, un passage au réfectoire pour une petite soupe de pâtes et les derniers soins de mon infirmière perso qui me perce la fameuse ampoule.

Chaque appuis devient de plus en plus douloureux.

Deux cachets Doliprane, un dernier bisou et nous nous enfonçons dans la nuit (noir) en direction de la fameuse côte du TAIBIT tant redouté par les traileurs.

 

Cela fait 20h15 mn que je suis en course, Je suis fatiguééééé mais maintenant mon prochain objectif dormir à Marla.

 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 23:04
 

Nous avons quitté Cilaos en direction du Col du Taibit et dès le départ le rythme est rapide je n'arrive pas à suivre, la fatigue me gagne, la douleur sous mon point d'appui me fait souffrir à chaque pas.

Je préviens Jacques que je décroche et poursuis comme un somnambule jusqu'au  pied du Taibit.

 

Altitude 1260m / 76ème KM

 

J'y arrive après 22h17 de course et à la 1152ème place.

 

Je retrouve Jacques qui se restaure, je l'imite mais sans trop d'appétit je n'ai qu'un objectif dormir à Marla après le montée du col.

il repart d'un bon pas et j'entame la grimpette lentement d'un pas régulier.

Là ça va, dans les montées mon ampoule me fait moins mal, à cet instant j'aimerai trouver un bâton.

 

L'ascension est longue, longue, chaque pas me pèse. Plus le temps passe plus je croise  des concurrents endormis dans leur couverture de survie.

ils ressemblent à de gros bonbons dorés ou argentés à la lumière de ma lampe frontale, je me botte le c... pour ne pas m'arrêter et faire de même, mon idée fixe devient "je dormirai à Marla"

 

Combien de fois me suis je répété cette phrase? impossible à dire. Jusqu'au moment ou un virage attire mon attention (enfin ce qu'il en reste) Un endroit plat et suffisamment large  pour que je puisse m'allonger à bout de force.

 

C'est décidé je me couche ICI et personne ne me délogera.

 

Je pose mon sac à dos et me rappel que j'avais ma deuxième trousse de secours, celle pour les bobos au moral.

 

Et oui avant de partir ma petite famille, mes amis ,mes partenaires ,m'avaient écrit des petits mots perso que je ne devais ouvrir que dans les moments difficiles, celui là en était un.

 

Donc avant de dormir me voici en pleine nuit glaciale  découvrant ces messages.

 

Dès les premières lignes des larmes coulent (heureusement personne pour me voir)Murielle,Cynthia,Mélanie ont joint de petites photos avec des mots de tendresse.

 

Les blagues et les encouragements des amis me font du bien.

Les minutes s'écoulent , je tombe sur un message étonnant.

 

Je vous décris ce message.

 

Imaginé une photo de moi souriant à l'objectif, la tête sur un énorme oreiller ,le tout au chaud sous la couette, avec ces mots " ce n'est pas le moment de faire dodo, tu dormiras plus tard"

Étais ce un signe?

 

Je décide de reporter mon somme et reparts avec les jambes lourdes mais le coeur plus léger.

Les yeux rivés sur le relief du sol avec ma lampe frontale à la main je progresse une dizaine de minutes. Soudain, je tombe sur deux raideurs qui discutent au pied d'un superbe panneau indicateur et au dessus un ciel étoilé comme je n'avais jamais vu.

 

J'étais au sommet altitude 2080m.

 

Quand je pense que je me serais couché à une centaine de mètres de ce point quelques minutes plutôt.

 

La descente vers Marla est terrible je boite de plus en plus il pleut sans cesse.

 

Arrivée Marla 1H34 

Altitude 1580m  82ème KM

cela fait 25h34mm que je suis parti.

 

A peine arrivée je recherche un lit pour dormir, Zut plus de place la seule solution faire comme la vingtaine de concurrents emballés dans leur papillote, dormir au clair de lune  à même le sol.

 

Le temps de régler l'heure de réveil je me couche sur l'herbe trempée et glacée, me couvre de la couverture de survie  tentant de dormir malgré les voix et le bruissement des couvertures alu.

 

Enfin je me sens plonger dans les bras de morphée, seulement la pluie tombe sur mon visage.

 

Comment se fait il? je constate que j'ai bien la couverture au dessus de ma tête, et bien ma transpiration se condense à cause de la température extérieur très basse d'où ces gouttes désagréables

 

je finis par m'endormir et là une voix puissante crie" il va être 3h00, pour ceux qui veulent partir c'est le moment".

 

D'un bond, je suis debout, grelottant de tout mon corps et claquant des dents.

Par manque de sommeil et lucidité je comprend que 3h00 est l'heure de fermeture du poste ,si je ne bouge pas mes fesses de suite, l'élimination me guette.

 

Je fourre en vrac ma couverture dans mon sac, me dirige prendre un café dont j'explose le premier gobelet à cause de mes tremblements, le deuxième sera tenu à deux mains et avalé en quelques secondes.

 

J'allume ma frontale,un petit pipi bosquet et hop je capte un groupe qui semble connaître la chemin.

Tant mieux,car dans l'état de fatigue ou je me trouve suivre est plus facile que de chercher son chemin.

 

Ah oui, j'allais oublié le moment ou une envie de meurtre à subitement surgie, celui ou mon téléphone a craché à tue-tête "il est 3h00, c'est l'heure de se lever" le tout en répétition.

 

Cela à bien fait rire l'équipe sauf moi qui comprend que je n'ai dormi qu'une demi heure.

 

Tant pis j'y suis, j'y reste et globalement je ne suis pas trop mal ,à par cette maudite ampoule.

 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 23:02
 

Le tronçon de nuit après Marla ne m'a pas spécialement marqué l'esprit, je me rappel juste avoir croisé des papillotes dorées groupées par deux ou plus ainsi que le chant d'un coq annoncant l'imminence du levé du jour ,ce qui m'encourage.

 

J'arrive donc à l'aube au ravitaillement de 3 roches ,poste placé près de la rivière des galets, ici un petit nombre de coureurs dort sur les rochers (bonjour le réveil).

 

Le temps de manger quelques fruits, de me pommader les pieds ,de jeter  un oeil sur mon ampoule, la sensibilité prend tout l'avant du pied sous l'épaisse corne, impossible de mettre un double peau.

 

Bon je repart et déja le premier obstacle! la traversée de la rivière en sautant de pierre en pierre, pas de problême battements de bras style albatros, contorsions du corps à droite à gauche pour finir à un mêtre du bord après un rétablissement incroyable les deux pieds dans l'eau.

 

A partir de là des montées, des descentes, des remontées, des redescentes ainsi de suite le tout dans un paysage impréssionnant avec des cascades ou je trempe allégrement ma casquette pour m'asperger.

 

7H47 l'arrivée a l'école de Roche Plate est bon enfant, placé dans la cours un poste de ravitaillement  convivial.

 

Altitude 1110m / 95ème KM

 

31h47 depuis cap méchant et qu'une demi heure de sommeil.

 

Les marches d'accès aux salles de classes seront mon aire de repos.

 

Je prend le temps de boire plusieurs soupes de pâtes,du coca, refait le plein de ma réserve d'eau, m'étire pour  repartir au relais suivant.

 

Encore une descente importante  menant au pied de la rivière des galets, là un poste d'infirmerie est en place, je pose quelques minutes mes fesses sur les roches au bord de la cascade, la fraicheur me fait du bien ! le soleil commence à taper!

 

J'apprend à ce moment que je suis au pied du sentier de la Roche Ancrée de 1900m de long au bas d'une ravine de 500m de haut soit + de 25% de pente.

 

Certains raideurs pointent du doigt le sommet signalé par un arbre, bon sang qu'il est petit.

 

cela ne peut être qu'un Banzai Réunionnais !

 

La montée est terrible, la chaleur importante pas un endroit d'ombre.

 

j'avance, plutôt, je me traine, je bois plus de raison ,cet arbre en point de mire  ne grossit pas assez vite.

 

Le soleil frappe encore plus fort et il n'est pas encore midi.

 

Une gorgée de plus, une autre,encore une autre et plus rien????

 

Je constate que mon camelbag est vide que s'est il passé? je ne comprend pas.

 

Je lève les yeux vers l'arbre libérateur, j'estime encore le temps nécessaire à l'atteindre à plus d'une heure.

 

 Sans boisson la galère.

 

J'avance mètre par mètre la soif se fait sentir.Le pire est d'entendre coulée l'eau des cascades au fond de la ravine, de voir couler l'eau  sur les parois de roche  et de ne pouvoir me désaltérer.

 

Enfin j'arrive au sommet ,quel bonheur de voir des bénévoles qui ont remonté des bouteilles d'eau pour les coureurs en difficultés (Un grand merci à eux).

 

Je m'hydrate résonnablement ,l'eau est comptée , il faut penser aux autres qui sont encore sous la fournaise.

 

Une descente en roue libre et encore plus de difficultés à poser le pied droit.

 

Arrivée à Grand Place à 11h35 au bout de 35h35.

 

1083ème place je recule au classement ,mais peu importe.

 

Altitude 540m/103éme KM

 

Je  présente à l'infirmerie mon ampoule, le diagnostic est confirmé , j'ai le droit au défilé des  soignants qui d'après eux, voyaient la plus grosse (ampoule) répertoriée jusqu"a présent.

 

Un petit coup de propreté et hop une seringue d'éosine dans la cloque.

 

Ouille ouille!!! ça pique! allez ne fait pas ta chochote, mais pffpff ça pique quand même!!!!.

 

Un strapp et hop renvoit sur le sentier avec interdiction d'abandonner.

 

(Un grand merci à tous les soignants du GR qui on fait un énorme travail sans compter leur temps)

 

Maintenant direction Aurère. 

 

 

 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 23:00
 

Depuis mon départ de l'infirmerie ma seul préoccupation est de trouver un baton afin de soulager mes appuis, les soins et je pense l'éosine ont amplifié la douleur.

 

Je le trouve enfin, biensurs il est un peu court, un peu mince, un peu souple ,je ne vais pas faire le difficile il me permet de reprendre l'objectif course.

 

De cette section je ne retiendrais que quelques points:

 

Un bosquet de bambous de malade, imaginer une touffe avec des troncs gros comme des arbres et une hauteur de plus de 20m.

 

Une passerelle mono pièton flottant sous mon passage , cette humidité constante.

 

L'arrivée samedi 15h40 après 39h40  à Aurère sera sous la pluie.

 

Altitude 750m / 112ème KM

 

1123 ème place je perds du terrain mais cela ne me préoccupe pas.

 

Un énième gobelet de coca,  une p'tite soupe et au lit.

Eh oui devant moi un raideur vient de quitter un lit picot sans réfléchir une seconde je l'occupe  demandant à un bénélove de me réveiller dans une demi heure.

 

Il m'offre une couverture et.............

 

Une main me secoue,c'est le gentil bénévole qui me réveille après une demi heure de sommeil, il fait froid, il pleut toujours et je suis colère mon baton a disparu.

Dès les premiers pas, la douleur retrouve ses sommets.

 

Je finis par en retrouver un qui est trop court, trop épais  qui

s'éffrite à chaque impacte.

Va-t-il tenir?

 

Une grande descente vers le prochain relais m'amène à la tombée de la nuit au pied de la rivière, balisé de lucioles fluorescentes , je  traverse les trois gués sans me mouiller les orteils.

 

Je cache mon baton à l'entrèe du poste de Deux Bras et récupère mon dernier sac d'assistance.

 

Arrivée samedi 19h06 soit 43 heures de course.

 

Altitude 255m / 121 ème KM 

 

Direction la douche installée sous une tente de l'armée, au centre ,deux palettes plastiques avec au dessus deux paumes d'arrosoir déversant sur commande l'eau glacée.

 

Au sol du carton dont 80% est mouillé par les projections ,quatre chaises pliantes occupées.

Rien pour accrocher les équipements( la galère).

 

Une chance, un raideur quitte sa chaise, je la réquisitionne et trouve un coin de carton sec.

 

A partir de là, douche, séchage et essuyage de chaques centimêtres du corps le temps s'écoule au ralenti.

 

Enfiler un maillot, des chaussettes  proprent  sêchent sont un vrai bonheur.

 

je me présente au massage ,je n'attend presque pas, un jeune kiné me prend en charge, décide de m'appliquer un massage type vibrations et étirements.

 

Merci à ce bénévole qui a pris tous son temps pour me remettre en condition.

 

Tellement  détendu qu'après quelques mètres de marche un coup de fatigue monumental me secoue.

 

J'ai un moment d'hésitation sur ma décision de reprendre la course, Murielle m'attend déjà à dos d'ane dans le froid et la nuit.

 

J'analyse de suite que repartir sans dormir serai dangereux sur ce tronçon long et technique,j'averti ma moitié que je m'allonge 1 heure, intercepte un militaire qui me guide vers une tente ou des lits picots sont libres.

 

Le temps de lui donner mes consignes de réveil, je me déleste du sac à dos, il me fournit une couverture et je me couch.......

 

Encore un fois je ne me rappelle même pas la fin du mouvement.

 

Tiens un téléphone sonne,oups c'est le mien Murielle me rappel, l'heure est passée.

 

Le militaire arrive aussi, je me lève brusquement enfile l'équipement oublie d'allumer ma lampe et sort droit devant moi pour finir dans la brousaille j'ai perdu le nord.

 

Je prend un bon petit repas ,saucisses,pates,café et profite de l'ambiance.

 

Encore une fois l'on m'a pris mon baton et fait un échange qui ne profitera pas à l'auteur car j'apercois au milieu du camp mon ex soutien cassé.

 

Je sors de Deux Bras a 23h39 incroyable je n'ai pas vu le temps passé.

 

Je croise la radio local RER qui à ma demande m'offre un doigt de rhum arrangé et nous discutons quelques minutes.

 

La côte de dos d'âne ne me semblera pas trop difficile car depuis des heures j'avance déja lentement ralenti toujours et de plus en plus par la douleur de l'ampoule qui a fait un petit.

 

Eh oui marchant sur le talon pour délester l'avant du pied une autre a éclos.

 

Ne supportant pas les vêtements chauds c'est en débardeur que j'arrive au stade de Dos d'âne le dimanche à 3h13mn.

 

Altitude 1054m / 128ème KM

 

Après 51h13mn mon classement est 1280.

 

Je suis acceuilli par Murielle et Thierry qui me chouchoutent aussitot, boissons, sandwish chaud, chaussettes sêches, soins et déja le départ?

 

Reste 20KM nous nous donnons rendez vous à l'arrivée, je sais maintenant que sauf accident  je finirai.  

 

 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 22:59
 

Me voici de nouveau seul avec mon ampoule, sur les chemins boueux en direction du Kiosque.

Maintenant même les montées sont difficiles ,la douleur me tiraille à chaque pas,

 je progresse lentement au levée du jour sur une crête , un sentier interminable bordé de précipices rend les dépassements dangereux (pour les autres).

 

Emporté par mon élan dans un passage glissant je chute et

m'empale la main gauche sur un bois de fougère je saigne bien,

il ne manquait plus que cela.

 

Deux minutes d'arrêt un bandage sommaire et je repars.

 

une échelle métallique et voici le kiosque,

J'y mange la meilleure soupe de pâtes de tout le circuit,

les bénévoles sont très disponibles ayant de petits mots d'encouragements  pour chacun.

 

Ils savent que les blessures et la fatigue sont légions.

Pas question d'esquisser un geste pour rendre son dossart, ils sont motivés à nous faire poursuivre le parcours coute que coute.

 

Je quitte cet avant dernier poste en empruntant une route forestière.

 

3kms de route en légère descente ,boueuse , composée de petites pierres me donnant l'impression de marcher sur des charbons ardents, tant ,chaque pas est pénible.

 

Un brusque coup de pompe j' imagine  pourvoir fermer les yeux et progresser sur une route large  en pente douce.

Une fraction de seconde j'ai fermé les yeux et me suis senti tomber, je comprends mieux maintenant  cette phrase "tomber de sommeil".

 

Cet incident m'a donné un coup d'adrénaline.

 

le chemin menant à colorado est long, le terrain rendu glissant labouré par les 2000 raideurs m'ayant précédés.

 

 

Je croise aussi des promeneurs me félicitant , m' informant du chemin restant.

 

 

A cette occasion, je voudrais souligner avec tendresse que nos amis Réunnionnais ont perdu les notions de distances, de temps et surtout de difficultés du terrain.

 

 

Pour eux une côte facile est un raidillon pour nous.

 

 

2 km environ pour eux fait en réalité 4.

 

 

Quand ils vous disent encore trente minutes ,compter plutôt 1h30.

 

 

et surtout quand ils vous disent dans deux cents mètres le ravitaillement ils disent vrai!

 

 

" Vous voyez le ravitaillement qui est devant vous mais après une ravine que vous devez descendre et remonter "

 

 

Pourquoi n'ai je pas appri à voler!!!!

 

 

J'arrive enfin à Colorado le dernier poste  à 10h17 dimanche 26 oct.

 

Altitude 680m / 124ème KM.

 

j'en suis à 58h17mn avec deux heures de sommeil en tout et pour tout.

 

L'ambiance est joyeuse car tous les concurrents présents savent qu'ils le terminerons ce sacré raid.

 

Un dernier ravitaillement et c'est à ce moment qu'un caméramen me prend pour cible  me filmant sans discontinuer,il est rejoint par son collègue qui me pose quelques questions.

 

L'une d'elles sur ce qui m'a fait tenir après tant d'heures ,de là je lui confis mes petits mots de secours écrit par ma famille,amis et partenaires.

 

Il trouve l'idée passionnante et lit quelques phrases devant la caméra.

 

Ils filmerons jusqu'a me suivre quelques foulées en direction  de l'arrivée.

 

Au revoir L'artiste.

 

Le chemin vers le stade de la redoute sera mon chemin de croix, m'accrochant au branches pour ne pas chuter dans ce bourbier, à cloche pied ou grandes glissades.

 

Plusieurs coureurs en profitent pour me dépasser comme des flêches cela sent l'écurie.

 

Je vois la ville de ST DENIS, mais les zigs m'en approchent les zags m'en éloignent ce manège durera trop longtemps à mon goût.

 

Enfin j'apercois Murielle qui vient à ma rencontre , nous finissons le descente ensemble.

 

Là reste 500 mètres d'euphorie, toutes les personnes qui me croisent me félicitent chaudement,  mes amis Thierry, Jacques et Juliette arrivés déja depuis 12 heures m'accompagnent jusqu'à l'entrée du stade.

Et comme par enchantement la douleur passe au second plan.

 

Je savoure les derniers mètres de piste et franchis la ligne d'arrivée en 60h 27mm 43s

 

A la 1406 ème place.

 

J'AI SURVÉCU  

  

 

 

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